Le Data Scientist, l’expert des big data

Le Data Scientist est le spécialiste de l’analyse des données massives (big data) d’une entreprise. Son rôle est de « faire parler » ces données pour proposer ensuite à la direction des indicateurs qui serviront de base pour la mise en place d’une stratégie. Bac+5 de formation en mathématiques, statistiques ou informatique, le Data Scientist va fournir des résultats exploitables sur les évolutions du marché ou les évolutions économiques, les tendances sur un secteur d’activité, les attentes de la clientèle, etc.

L’UX designer, l’ergonome des interfaces web

Incontournable dans la banque-assurance et l’e-commerce, l'UX designer améliore l’expérience utilisateur sur les supports digitaux. Il élabore une stratégie d’UX design, regroupe les avis sur le terrain et effectue des audits. Il doit être titulaire d’un bac+5 en webdesign ou en intégration. Des connaissances en sociologie, en information et communication lui permettront d’atteindre les objectifs du poste.

Le chef de projet e-CRM

Le Chef de projet e-CRM (Electronic Customer Relationship Management) est très courtisé dans le domaine de la banque, de l’e-commerce et des télécoms. Il va se charger des projets relatifs à la relation client, élaborer une stratégie d’exploitation des données, mettre en œuvre des solutions e-CRM ou encore améliorer la satisfaction client. Diplômé d’un bac+5 en management informatique, webmarketing, commercial, relation client ou communication digitale, il doit avoir une connaissance des indicateurs clé de performance, la maîtrise de la gestion de projet et des statistiques en CRM digital.

L’expert en cybersécurité

L’expert en cybersécurité est chargé de la gestion de la protection informatique de l’entreprise. En cas de menace d’intrusion, c’est lui qui devra trouver les solutions pour les corriger au plus vite. C’est une expertise très recherchée surtout dans les grands groupes et les SSII, d’où la spécialisation de nombreuses écoles d’ingénieurs dans ce domaine.

Le growth hacker ou « pirate de la croissance »

Son objectif ? Faire décoller une start-up en recherchant les opportunités de business et en s’appuyant sur les outils du digital. Il ne doit pas être avide d’idées réalisables facilement et à moindre coût. C’est un des métiers qui exige le plus de polyvalence, car en plus d’analyser et proposer des solutions, il faut savoir les mettre en application. Aujourd’hui il n’y a aucune formation pour devenir growth hacker, mais il est souvent issu d’un parcours technique de développeur web.

Consultant E-reputation ou gestionnaire de l’image de marque

Le consultant E-réputation est le responsable de la notoriété d’une société sur le web. Souvent issu d’une formation en communication, il maîtrise les nouvelles technologies et l’utilisation des réseaux sociaux pour mettre en place une stratégie de communication efficace. C’est lui qui va également s’assurer du bon respect de la charte éditoriale de l’entreprise et effectuer une veille minutieuse sur les commentaires, avis postés sur les forums et réseaux sociaux.

Chef de projet web mobile

Face à l’explosion des utilisateurs sur mobiles, le nouveau métier de Chef de projet web mobile est né. C’est lui qui va gérer les projets de leurs créations jusqu’à leurs réalisations (applications mobiles notamment). Il va veiller au bon développement des projets dans le respect des délais, du budget et des exigences des clients. Il doit lui aussi, faire preuve de polyvalence : coordonner les interlocuteurs, répondre aux appels d’offres, relation client, étude de faisabilité, planification. Il doit avoir des connaissances dans chaque support mobile.

Chief Happiness Officer, phénomène de mode ou vrai métier ?

Depuis peu de temps, nous voyons arriver en France le concept de Chief Happiness Officer. Importé des Etats-Unis, ce métier est très répandu dans les start-up et entreprises misant avant tout sur le bien-être de leurs salariés. Ce « responsable du bonheur » doit posséder des compétences en événementiel, mais aussi en ressources humaines avec un même objectif : améliorer les conditions de travail des employés. Il ne doit pas manquer d’idées : organisation de petits déjeuners, séance de yoga ou de massage, conférences thématiques, … Les tâches du CHO peuvent ressembler à celles d’un CE ou du CHSCT et il est donc très demandé dans des petites structures, ces dernières n’ayant pas l’obligation de se doter d’un comité d’entreprise.


Ainsi le paysage du digital ne cesse d’évoluer et les nouveaux métiers, apportés souvent par la Silicon Valley, s’intègrent parfaitement aux start-ups de l’hexagone. Quid des grands groupes ? Cela est parfois plus délicat à mettre en place. D’où le constat aujourd’hui d’un changement du rapport au travail : les diplômés de grandes écoles privilégient les jeunes pousses où la hiérarchie est aussi moins marquée. Enfin, il ne faut pas oublier que cela requiert une adaptation sans cesse à la fois des recruteurs, mais aussi des organismes de formation.